• 5e rapport du GIEC

    par Pierre Barret

    Le réchauffement climatique est "sans équivoque"

    6 ans après le 4ème rapport du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) son président, le Dr Rajendra Pachauri, a présenté le Volume 1 "Changement climatique 2013 : les éléments scientifiques" du 5e rapport d'évaluation, suite à l'adoption du résumé à l'attention des décideurs. Consacré aux "éléments physiques du climat", ce volume 1 évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l'évolution du climat. Décryptage et synthèse d'un bouleversement colossal largement sous-estimé.

     

    Ce premier volume présente les faits, tels qu'ils sont observés et étudiés à travers le monde par des milliers de scientifiques. Ainsi, plus de 9 000 études ont été passées en revue par des milliers de contributeurs, relecteurs, auteurs et coordinateurs provenant de près de 40 pays différents. Ce rapport apporte de nouveaux sur la base de nombreuses analyses scientifiques indépendantes d'observation du système climatique, d'archives paléoclimatiques, d'études théoriques jusqu'aux simulations climatiques pour modéliser notre climat futur.

    Objectif : fournir aux décideurs et au grand public un état des connaissances consensuel sur le changement climatique.

    1-Le réchauffement du système climatique est sans équivoque

                    Comme le montre :

    Les températures atmosphériques :

    Chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaudes à la surface de la terre que toutes les décennies précédentes depuis 1850. Dans l'hémisphère nord, la période 1983-2012 a été probablement la période de 30 ans la plus chaude depuis 1400 ans ! C'est-à-dire depuis l'optimum climatique médiéval (950 à 1250 après JC).

    Les précipitations

    En moyenne sur les régions terrestres des moyennes latitudes de l'hémisphère nord les précipitations ont augmenté depuis 1901 avec un degré de confiance plus élevé à partir de 1951.

    La fréquence et l'intensité des épisodes de fortes précipitations a probablement augmenté en Amérique du nord et en Europe,

    Les océans

    Les océans jouent un rôle considérable dans l'atténuation du changement climatique en absorbant 90 % de l'augmentation de la quantité d'énergie reçue dans le système climatique. Cependant, les couches océaniques superficielles (moins de 700 m de profondeur) se sont réchauffées

    La cryosphère

    Sur les deux dernières décennies, la masse des calottes glaciaires a diminué. Les glaciers de pratiquement toutes les régions du globe ont continué à reculer et les étendues de la banquise arctique et du manteau neigeux de printemps de l'hémisphère nord ont diminué.

    Le niveau de la mer

    Depuis le milieu du 19e siècle, le taux d'élévation du niveau moyen des mers est supérieur au taux moyen des deux dernières millénaires. Le niveau moyen des océans s'est ainsi élevé de 19 cm au cours de la période 1901-2010, avec une accélération du phénomène.

     

    2-Les principaux responsables : les gaz à effet de serre d'origine anthropique

    Ces constats montrent que le système climatique absorbe davantage d'énergie : le forçage radiatif a augmenté. Les principaux responsables sont, sans conteste, les gaz à effet de serre, émis massivement par les activités humaines.

    Les concentrations atmosphériques des trois principaux gaz à effet de serre : dioxyde de carbone (CO2), méthane (CH4) et oxyde nitreux (N2O) ont augmenté pour atteindre des niveaux sans précédent depuis au moins 800 000 000 ans !

    Les facteurs naturels n'ont que peu contribué au forçage radiatif. Par conséquent, l'influence humaine sur le système climatique et sans équivoque et elle seule peut expliquer l'augmentation de l'énergie reçue dans le système climatique. En effet, les chercheurs en sont pratiquement certains : l'influence humaine a été détectée dans le réchauffement de l'atmosphère et de l'océan, dans les changements du cycle de l'eau planétaire, la fonte des neiges et des glaces, l'élévation du niveau marin moyen et la modification de certains extrêmes climatiques. 

    Le cinquième rapport du GIEC renforce donc le degré de certitude auparavant exprimé dans le quatrième rapport. Il est ainsi "extrêmement probable" que l'influence humaine a été la cause principale du réchauffement observée depuis le milieu du 20e siècle.

    3-L'ampleur des changements climatiques à venir

    Forts de ce constat, les scientifiques ont travaillé à l'élaboration de 4 scénarios plus ou moins pessimistes pour estimer l'ampleur des changements climatiques futurs 

     L'augmentation de température moyenne du globe en surface pour la fin du 21e siècle dépassera probablement 1,5 degrés.

    Le niveau moyen des mers devrait augmenter de 17 cm à 38 cm d'ici 2050 et de 26 cm à près d'un mètre d'ici 2100, principalement sous l'effet de la dilation thermique de l'eau et de la fonte des glaciers. La calotte du Groenland pourrait même disparaître presque complètement, ce qui se traduirait par une hausse du niveau moyen des mers de 7 m.

    Ce qui pose problème dans le changement climatique c'est l'inertie du système. En effet, la plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront pendant des siècles même si les émissions de CO2 étaient stoppées.

    4-Un défi sans précédent pour l'humanité

    Les faits ne manquent pas, la certitude scientifique n'a jamais été aussi forte et consensuelle. Il ne manque plus que la volonté de tous les Hommes. 

    http://www.notre-planete.info/actualites/3812-rapport-5-changement-climatique-GIEC

    http://www.developpement-durable.gouv.fr/Publication-du-Volume-1-du-5e.html

     

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  • Commentaires

    1
    Barnoware
    Jeudi 20 Février 2014 à 11:10

     

    Tout d'abord, Rajendra Kumar Pachauri, président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a dit : « Il n’y a pas de réchauffement depuis 17 ans. »

    Il est indispensable de préserver notre environnement, mais les rapport du GIEC semble être mal interprétés, et il a été prouvé et reconnu (même par le GIEC) qu'il n'y a pas de réchauffement climatique.

    une lecture attentive de cette synthèse montre, qu’au-delà de ses incohérences, les incertitudes demeurent sur les changements climatiques, leur importance, leur caractère anthropogénique.

    Je vous accorde qu'une synthèse, par nature, peut occulter certaines informations importantes contenues dans les documents qui lui ont servi de base. Voilà pourquoi il est essentiel de confronter cette synthèse pour décideurs avec le document scientifique qui en a fourni la matière.

     le message des scientifiques travaillant au sein du GIEC est beaucoup plus pondéré que celui des délégués politiques qui en déduisent la fameuse synthèse pour décideurs.

    Lire le chapitre 9 du rapport du GIEC n’est pas une tâche spécialement ardue. Il convient d’avoir une bonne culture générale des concepts et du vocabulaire de la climatologie, ce que l’on pourrait attendre des journalistes qui rendent compte du changement climatique, ainsi que des conseillers scientifiques dont s’entourent les décideurs politiques. On peut légitimement s’étonner, et s’indigner, de lire et d’entendre les déclarations alarmantes que les médias multiplient.

    Il ne s’agit pas là de lubies de climato-sceptiques. Le chapitre 9 du rapport du GIEC constitue un énorme travail de compilation et d’analyse de centaines de publications scientifiques, réalisé par des spécialistes compétents et qui ont accompli honnêtement leur mission, même si on peut leur reprocher d’avoir laissé de côté certaines études scientifiques tendant à réfuter sévèrement les thèses du changement climatique catastrophique.

    Ainsi je vous invite à lire le rapport et sa synthèse au delà de ce billet remplis de "probablement", de "pratiquement certains" ou de conclusion à la va vite.

    "Les faits ne manquent pas, la certitude scientifique n'a jamais été aussi forte et consensuelle. Il ne manque plus que la volonté de tous les Hommes. "

     

    Il y a une certitude que la plupart les prévisions des alarmistes s'avèrent sans fondement, voir fausse pour celle qui avait déjà daté les données. aucune ne s'est avéré réaliste. (contrairement à d'autres prévisions pour alarmistes).
    les faits du billet sont faussés (voire mensonges).
      

    Oui, il faut une volonté des hommes pour préserver l'environnement et la nature de l'homme (disparition des espèce, déforestation, pollution de l'eau et des sols), mais ce billet est a coté de la plaque.

    J'appose ici mon opinion et reste ouvert à la discussion, je vous soutiens dans la transition que vous souhaitez opérer pour Chaville, à l'échelle locale.
    Cependant, à quoi bon une transition si vous tenez les même discours que vos prédécesseurs, sans y avoir observé le fond.
    Je vous ai vu, entendu, vos remarques sont très souvent pertinentes et non répondu sur le fond par vos "adversaires". Ne passez pas du côté obscur s'il vous plait :)

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