• Avril 2015 : De la démocratie à Chaville ?

     Les conseils municipaux et commissions se suivent et se ressemblent. Ils laissent un sentiment d’inquiétude sur la santé de notre démocratie locale. La loi, en l’occurrence le code général des collectivités territoriales (le CGCT), impose au Maire de soumettre au vote des élus nombre de délibérations, mais la vérité est parfois ailleurs !! 

    L’application pure est simple du CGCT conduit par exemple les élus à prendre connaissance du rapport d’activité pour un cimetière aux Ulis (inutilisé par les Chavillois) ou de l’adhésion d’une nouvelle commune lointaine à un syndicat dont Chaville est membre.  Des sujets sans grand intérêt pour nos concitoyens !! En revanche, ce CGCT ne précise en rien ce que pourrait être la démocratie locale, qui est laissée au libre choix du Maire.  C’est là que le bât blesse.

    Vous serez tous surpris d’apprendre que les conseillers municipaux (majorité comme opposition) ne savent pas grand-chose des politiques de lutte contre la délinquance, en faveur de la culture ou encore pour le développement durable car ces sujets ne font l’objet d’aucun débat entre élus.  Tout semble entre les mains de quelques adjoints qui tentent de faire avancer dans l’ombre quelques dossiers sans chercher réellement conseil… auprès des conseillers municipaux. 

    On aimerait bien savoir quels types de commerces seront prévus pour le centre-ville ? Embargo !  Comment seront associés les citoyens à la mise en place de Smart City+, la fameuse plateforme collaborative de services de proximité ? Mystère !  Quant au conseil municipal, on remarquera que les conseillers municipaux de la majorité n’ont jamais de questions ou d’avis sur les délibérations proposées par le Maire.  Où est la liberté de parole ?

    La démocratie locale, c’est oser partager avec les citoyens, à commencer par leurs élus, les choix qui les concernent.  On en est encore loin…

     

    David Ernest

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    proclos
    Mercredi 8 Avril 2015 à 17:41

    Il est effectivement fort regrettable que la démocratie locale soit au ralenti à Chaville.

    La majorité municipale semble s'en tenir strictement à ce que lui demande de faire le CGCT.

    Mais rien n'empêche d'aller plus loin que ce demande les textes réglementaires  et, Dieu sait que toutes les communes y compris Chaville ne s'en privent pas, pas toujours à bon escient d'ailleurs !

    Rien n'oblige la mairie à subventionner les classes maternelles de l'école privée, rien n'oblige la mairie à subventionner les associations, rien n'oblige même à disposer d'une restauration scolaire : on pourrait multiplier les exemples ...

    Mais  associer les citoyens et leurs  élus à la vie de leur cité, tout ceci devrait relever d'actes politiques élémentaires .

    Depuis de nombreuses années, on sait pour voir le mouvement grandissant en ce sens , dans tous les types de villes françaises (et à l'étranger) tout le profit que peuvent avoir les municipalités à ces démarches participatives .C'est d'ailleurs la même chose dans les entreprises, où les plus performantes sont celles qui associent leurs employés .

    Concrètement (*), on pourrait demander à la municipalité d'organiser, en parallèle de l'obligatoire débat d'orientation budgétaire, un débat d'orientation annuel  sur les politiques de la ville qui ferait le point et tracerait les perspectives sur les grands thèmes .Quelques villes commencent à le faire.

    Lors de chaque conseil municipal, une séance des questions /réponses sur l'ordre du jour  pourrait être offerte au public (en début ou à la fin du conseil).

    Par ailleurs, les groupes extra-municipaux (CC2D, CVL etc) gagneraient à être élargis (quota de citoyens élus et/ou tirés au sort) , à avoir davantage d'autonomie de gestion interne (parmi lesquels une séance annuelle pourrait être ouverte au public).

    A l'image de plus en plus de communes, de vrais comités de quartiers (avec là aussi des citoyens représentés ) pourraient être mis en place, en leur confiant une gestion (contrôlée) sur une part du budget d'investissement de la commune.

    Il ne serait pas impossible d'organiser quelques séances de formation (prise de parole, technique de réunion)  à destination des citoyens ainsi intéressés à faire partie d'instances extra-municipale: quelques bénévoles pourraient être mis à contribution.

    Pour que ceci commence vraiment à être mis en place, il faut de la volonté politique et de l'expérimentation: trouver le bon rythme chavillois ne se fera pas instantanément, même si l'observation des bonnes pratiques à travers la France y contribuera.

    On peut penser  qu'impulser tout ceci revient tout à fait à l'adjoint dont l'attribution porte sur "Démocratie locale
    Citoyenneté, Vie des quartiers ". Cette nouvelle attribution depuis mars 2014 ne peut rester un effet d'affichage ...

     

    (*)reste à trouver une formule pour inciter fortement à l'information en continu des conseillers.

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