• Déchets ménagers Trop peu de recyclage

    Apprendre à trier c'est bien mais c'est encore mieux si c'est vraiment valorisé. L'article de Que Choisir explique le lien entre la mauvaise place de la France , au niveau européen , pour ce qui concerne le tri des déchets.La forme de taxation qui n'est pas valorisant.  

     

    Article Que Choisir  le 9/4/2013

     

    L’objectif européen à atteindre est de 50 % de recyclage en 2020 pour les déchets ménagers. Pour la France, c’est mal parti !

     
    recyclage-dechets-actu
     

    Le rapport de l’Agence européenne pour l’environnement consacré à la gestion des déchets ménagers dans l’Union européenne révèle de grandes disparités d’un pays à l’autre. Et en matière de recyclage des déchets ménagers, la France fait plutôt partie des mauvais élèves.

    Dans le peloton de tête, on trouve l’Allemagne et l’Autriche, qui affichent respectivement des taux de recyclage de 63 % et 62 %. Autrement dit, plus de 60 % du contenu des poubelles évite l’incinération et la mise en décharge, il est pour une part transformé en matériaux réemployés par l’industrie à la place des matières premières, et pour l’autre composté pour être réutilisé en engrais. La Belgique, les Pays-Bas et la Suisse affichent également des taux de recyclage élevés (plus de 50 %).

    La France se situe loin derrière, avec seulement 37 % de déchets ménagers recyclés, un taux qui nous place même en dessous de la moyenne européenne qui est de 40 %. Cette place qui n’a rien de flatteur pourrait en partie s’expliquer par le mode de financement des ordures ménagères. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères à la française est en effet un impôt local qui n’a rien à voir avec la quantité de déchets produits. Qu’on trie, qu’on achète en vrac ou qu’on jette à tout va, le comportement n’a aucun impact sur la facture, on paie le même montant. La taxe dépend de la surface cadastrale du logement ! Les pays vertueux en termes de recyclage ont en revanche adopté la redevance incitative, un dispositif dans lequel on paie en fonction de ce qu’on jette. Plus on composte et plus on trie, moins c’est cher. Mais en France, les élus locaux apprécient l’impôt local, la taxe leur est reversée par les services fiscaux, leurs administrés ne leur en tiennent pas rigueur. Avec la redevance, il faut tenir les comptes, les justifier, faire face à des administrés qui découvrent que leurs déchets coûtent cher alors qu’avec l’impôt local, personne ne sait à combien ça revient. La taxe représente un tel confort pour les maires que la France risque de rester à la traîne encore un certain temps…

     

    Élisabeth Chesnais

     

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  • Commentaires

    1
    proclos
    Mardi 24 Juin 2014 à 15:57

    A noter l'expérience menée à Sèvres depuis mai 2013 récompensant les écogestes en matière de tri

    http://www.ville-sevres.fr/ewb_pages/e/environnement_actualite_8370.php

    ceci aura pour vocation d'être généralisé à l'ensemble des villes de GPSO .

    Celà va dans le sens préconisé par le Grenelle de l'environnement visant à généraliser la tarification selon le volume de déchets, mode de tarification incitative pour commencer.

    Pour les collectivités territoriales, il existe trois modes de financement du service public de gestion des déchets : le recours au budget général, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom) et la redevance d’enlèvement des ordures ménagères (Reom). 68% des collectivités (regroupant 86% de la population) ont recours à la Teom, 29% (11% de la population) à la Reom, notamment en milieu rural, et 3% au budget général. L’augmentation de la quantité de déchets produite par habitant, combinée aux investissements réalisés par les collectivités pour se doter d’installations de traitement des déchets (96% de la population est aujourd’hui desservie par une déchetterie), a fait quadrupler le coût de la collecte et du traitement des ordures ménagères entre 1990 et 2000. Il s’élève désormais à 400 euros par famille et par an.

    La loi "Grenelle I" de 2009 prévoyait que la Reom et la Teom devraient intégrer, dans un délai de cinq ans, une part variable incitative.

    http://www.actu-environnement.com/ae/news/dechets-redevance-incitative-reduction-enjeux-11716.php4

    L'ADEME a publié un dosssier sur le sujet, assorti d'exemples concrets :

    http://www.site-index.fr/ademe/redevance-incitative.html

     

    L'objectif pourrait être (à long terme) de faire comme la Suède :

    http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/09/22/a-force-de-trop-recycler-la-suede-doit-importer-des-dechets/

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