• Le retour en force de l’éco-pastoralisme

    On constate depuis quelques années en France le retour progressif de l’éco-pastoralisme que se soit à la campagne, en zone périurbaine ou en ville.  Cette pratique, que l’on désigne aussi parfois comme le « pastoralisme urbain » ou l’« éco-pâturage », consiste à assurer le maintien des espaces verts par des troupeaux de caprins, ovins, équins ou bovins le plus souvent issus de races rustiques.  Alors que cette pratique était tombée en désuétude au profit de l’entretien mécanique et du désherbage chimique après la seconde guerre mondiale, bon nombre de collectivités, entreprises publiques et privées ou particuliers se tournent de plus en plus vers les herbivores pour l’entretien des pelouses, pâtures, friches, berges etc., et ce pour des raisons très diverses.

    http://www.ecolopop.info/2012/12/le-retour-en-force-de-leco-pastoralisme/16059

    http://entretien-nature-territoire.fr/

    LES AVANTAGES DE CE MODE D’ENTRETIEN DES ESPACES VERTS :

    • Maintien de la biodiversité
    • Diminution de l’impact environnemental (réduction carbone, zéro traitement, fertilisation naturelle, zéro déchet, zéro bruit, etc.)
    • Substitution / complémentarité à l’entretien mécanique
    • Entretien des zones difficiles d’accès (zone humide, broussaille, sous-bois, milieu pentu, etc.)
    • Création d’un site agréable pour les promeneurs et autres usagers, notamment pour les enfants : admiration d’animaux au look atypique, environnement agréable et animé !
    • Lieu d’échanges et de découvertes / Lien social
    • Participation à la conservation et à la promotion des races anciennes et peu communes
    • Atout de communication

    • Et même des gains financiers en fonctionnement selon les méthodes employées  Un rapide tour de France révèle la diversité des domaines d’application de l’éco-pastoralisme (urbain ou non) en tant que stratégie de développement durable:
    •  *L’entretien mécanique des abords d’entreprises qui disposent d’un vaste terrain est une activité de plus en plus onéreuse en raison de la hausse du prix des carburants.  Par exemple, RTE Ouest vient d’introduire 24 Moutons d’Ouessant sur les bandes herbeuses qui entourent le poste électrique de Louisfert (44).
    • *Grigny et Viry-Châtillon, deux communes de l’agglomération des lacs de l’Essonne (91), ont introduit une vingtaine de Chèvres des Fossés pour entretenir divers sites et espaces verts non utilisés mais qui nécessitent un entretien régulier.  Plusieurs communautés de communes en France tentent en ce moment la même expérience.
    •  *Depuis une dizaine d’années maintenant, l’opération Pasto’Loire a permis la réintroduction de plus de 800 brebis sur les bords de la Loire et concerne 26 communes en région Centre

    *La ville de Paris a décidé de tester l’éco-pâturage.  A titre expérimental, elle va donc délaisser les tondeuses contre des moutons d’Ouessant, installés sur un terrain de 2.000 m² en friche. La ville entend ainsi expérimenter la faisabilité d’une telle technique en milieu urbain.

    Dans le même temps, la réintroduction de l’éco-pastoralisme est étroitement liée à plusieurs grands projets nationaux issus du Grenelle de l’Environnement comme la Trame Verte et Bleue ou la Stratégie Nationale pour la  Biodiversité (2010-2020).  D’où l’intérêt des collectivités locales et des urbanistes qui intègrent l’éco-pâturage dans leurs politiques d’aménagement urbain ou dans leur approche de l’écologie du paysage.

    Dans certains cas, les animaux sont prêtés gratuitement aux collectivités, aux entreprises et aux associations. L'organisme d'accueil doit prévoir les clôtures et l'abri, et s'engager à leur rendre visite tous les jours. Les animaux peuvent aussi donner lieu à location.

    http://www.moutondeurs.com/ecopastoralisme-collectivite.html

    http://www.enviro2b.com/2013/03/25/paris-troque-ses-tondeuses-contre-des-moutons/

    Alors, si on essayait ??

     

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 5 Décembre 2013 à 15:07
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